Fil d’actualité

Jam online

Une manière de soutenir la musique live, la faire vivre malgré les restrictions sur les rassemblements, est de participer à la jam qui aura lieu le samedi 27 juin à 19h30, avec des musiciens de la case à chocs.

Marche à suivre : se connecter sur zoom avec l’ID : 283 661 4586

Checker la liste des morceaux sur dropbox : https://www.dropbox.com/sh/89qg8tajygd31st/AACHZN3MoOPmvzBIbIOSDGj0a?dl=0

Participer, se filmer, jouer, écouter, s’éclater !

Plus d’infos :

https://www.facebook.com/events/66119182779https://www.facebook.com/events/661191827798598/8598/

Arts vivants en danger

Le Collectif TRAC met en ligne une pétition demandant la prise en compte de domaines d’activités culturelles, en l’occurence le théâtre, de façon égale des autres domaines économiques. En ces temps de début de déconfinement post-coronavirus, les actrices et acteurs des arts vivants souhaitent pouvoir poursuivre leurs activités et surtout de ne pas être oublié-e-s parmi les impératifs d’une (RE-)construction du vivre-ensemble.

Il serait temps d’envisager sérieusement la rémunération de personnes en activité avec utilité publique, telles que des comédiennes et comédiens qui répètent une scène, des technicien-ne-s qui préparent un spectacle, ou un-e graphiste qui réfléchit sur les visuels de la prochaine saison, etc. Cette liste ne devrait pas s’arrêter au monde des arts vivants !

https://www.petitionenligne.ch/arts_vivants_en_danger

La culture en temps de crise

La situation de crise sociale, causée par la pandémie du covid 19, laisse plus d’un-e le temps de réfléchir sur nos priorités de vie et les valeurs que nous chérissons. Un grand nombre de citoyen-ne-s, de mouvements, d’associations ont fait entendre un “Plus jamais ça !”.

Le message est clair : “Il ne faut pas un retour à la normale, car la normalité est le problème”.

Pour une réflexion sur ce qu’il est nécessaire pour la suite de ce que nous vivons maintenant (encore semi-confiné-e-s pour la plupart), voici le lien d’une lettre de Matthias Langhoff parue sur Mediapart.fr le 20 avril 2020 : “Donner congé aux destructions de la culture” : https://blogs.mediapart.fr/au-jour-dapres/blog/200420/donner-conge-aux-destructions-de-la-culture-par-matthias-langhoff

Matthias Langhoff appelle d’abord à revoir de fonds en comble les méthodes de subventions pour le théâtre (qui est son domaine d’activité) et pour la culture en général.

Ce soutien à la culture doit être le souci de tout-e un-e chacun-e, car elle est un bien public, tout comme l’est l’éducation.

“La culture ne dépend pas d’événements pour exister, elle naît de la participation de chacun et du travail.” (M. Langhoff)

Matthias Langhoff conçoit la culture comme distincte des formes événementielles et spectaculaires des rencontres culturelles. Ces dernières relèvent de la marchandisation de la culture liée à un marché (marché de l’art, marché des festivals, marché des concerts, etc.). Pour sa survie, la culture devrait se détacher de cette forme problématique (fortement discutée depuis notamment “la société du spectacle” de Guy Debord).

“Que signifie pour les musiciens travailler un morceau de musique, que ce soit une création ou une oeuvre du répertoire, pour une seule représentation ? C’est une vacherie, et pas seulement sur le plan financier ; ils sont aussi trompés dans leur sentiment de vivre de leur travail.” (M. Langhoff)

Ainsi c’est le salaire des artistes qui ne devrait pas être déterminé par le marché. Nous retrouvons ici une revendication de groupes d’actrices et acteurs culturel-le-s qui exigent un revenu de base inconditionnel, autant pour les permanent-e-s, les intermittent-e-s et les indépendant-e-s.

Le revenu de base inconditionnel est nécessaire pour le monde culturel, mais également pour tous les autres domaines d’activités.

“Change le monde (il en a besoin)” (Bertold Brecht).

Que nous le voulons ou non, nous sommes dans une période de crise. Celle-ci est de taille, car elle pourrait mener à l’extinction de l’espèce humaine. Une chose est sûre : la biodiversité et la vie sur Terre connaissent de graves bouleversements qui leur sont néfastes, causés par les activités humaines. Nous avons l’obligation de tout faire pour stopper ces bouleversements, et surtout imaginer et construire dès maintenant le monde meilleur, plus juste pour toute-x-s ,plus vivable, plus respectueux envers tout-x.

Je me rallie aux voix qui exigent dès à présent d’être utopiste et démesuré-e. Car le problème ne peut être résolu par de petits gestes (même si ces petits gestes peuvent changer en ce qu’ils signifient une intention utopiste). Or le problème est démesuré et profond. Face à cela, nous avons l’obligation d’être démesuré-e-s, inventif-ve-s, utopistes. La démesure du problème appelle une mobilisation massive, extraordinaire et décomplexée.

Pour aller plus loin dans ces réflexions, voir aussi : les autres articles parus dans le blog “Au jour d’après ? Quel jour d’après ?” de Mediapart : https://blogs.mediapart.fr/au-jour-dapres/blog?page=4

l’appel des Amis de la Terre : https://www.amisdelaterre.org/plus-jamais-ca-preparons-le-jour-dapres/

“la culture n’est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d’une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains”

En ces temps étranges, difficiles, où l’on doit faire face à nous-mêmes et avec nos proches confiné-e-s, nous relayons ici les paroles de Coline Serreau. Dans une interview donnée à France Inter le dimanche 22 mars 2020, elle met des mots sur des colères, des gratitudes, des réflexions que chacun-e expérimente à sa sauce.

Il peut être difficile de continuer. En tout cas comme avant, cela devient de moins en moins envisageable. Il est encore plus difficile de trouver sa place dans ce monde qui est en cours de reconfiguration (si pour peu, cette crise socio-sanitaire nous touche le moindre). Nous ne pouvons qu’essayer d’agir avec solidarité, courage, justice, et souci envers les plus précaires. Et peut-être aider à ce que le monde en devenir puisse être meilleur ?

“LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TÊTE EST EN TRAIN DE REMETTRE SES IDÉES A L’ENDROIT”

(par Coline Serreau, réalisatrice française, transcription d’extraits de l’interview du 22.3.2020, France Inter)

“Le gouvernement gère l’épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

Apprenons à survivre parmi eux, à s’en protéger en faisant vivre l’espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d’affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l’équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l’intelligence collective et populaire se manifeste.

En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l’action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont importants dans nos vies.

Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles qui font tenir debout une société sont sous-payés, méprisés. Les aides-soignantes, les infirmières et infirmiers, les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics, le personnel des écoles, les instituteurs, les professeurs, les chercheurs, touchent des salaires de misère tandis que des jeunes crétins arrogants sont payés des millions d’euros par mois pour mettre un ballon dans un filet.

Dans notre monde le mot paysan est une insulte, mais des gens qui se nomment “exploitants agricoles” reçoivent des centaines de milliers d’euros pour faire mourir notre terre, nos corps et notre environnement tandis que l’industrie chimique prospère.

Et voilà que le petit virus remet les pendules à l’heure, voilà qu’aux fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre alors que depuis des décennies les gouvernements successifs se sont acharnés à démanteler nos systèmes de santé et d’éducation, alors que les lobbies règnent en maîtres et arrosent les politiques avec le fric de la corruption.

Nous manquons d’argent pour équiper nos hôpitaux, mais bon sang, prenons l’argent où il se trouve, que les GAFA payent leurs impôts, qu’ils reversent à la société au minimum la moitié de leurs revenus. Car après tout, comment l’ont-ils gagné cet argent ? Ils l’ont gagné parce qu’il y a des peuples qui forment des nations, équipées de rues, d’autoroutes, de trains, d’égouts, d’électricité, d’eau courante, d’écoles, d’hôpitaux, de stades, et j’en passe, parce que la collectivité a payé tout cela de ses deniers, et c’est grâce à toutes ces infrastructures que ces entreprises peuvent faire des profits. Donc ils doivent payer leurs impôts et rendre aux peuples ce qui leur est dû.

Il faudra probablement aussi revoir la question de la dette qui nous ruine en enrichissant les marchés financiers. Au cours des siècles passés les rois de France ont très régulièrement décidé d’annuler la dette publique, de remettre les compteurs à zéro.

Je ne vois pas comment à la sortie de cette crise, quand les comptes en banque des petites gens seront vides, quand les entreprises ne pourront plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers, l’électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne profite qu’aux banquiers.

J’espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû, à savoir exigera que la richesse de la France, produite par le peuple soit redistribuée au peuple et non pas à la finance internationale. Et si les autres pays font aussi défaut de leur dette envers nous, il faudra relocaliser, produire de nouveau chez nous, se contenter de nos ressources, qui sont immenses, et détricoter une partie de la mondialisation qui n’a fait que nous appauvrir.

Et le peuple l’a si bien compris qu’il crie tous les soirs son respect pour ceux qui soignent, pour la fonction soignante, celle des mères, des femmes et des hommes qui font passer l’humain avant le fric.

Ne nous y trompons pas, il n’y aura pas de retour en arrière après cette crise.

Parce que malgré cette souffrance, malgré ces deuils terribles qui frappent tant de familles, malgré ce confinement dont les plus pauvres d’entre nous payent le plus lourd tribut, à savoir les jeunes, les personnes âgées isolées ou confinées dans les EHPAD, les familles nombreuses, coincés qu’ils sont en ville, souvent dans de toutes petites surfaces, malgré tout cela, le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit.

Où sont les vraies valeurs ? Qu’est-ce qui est important dans nos vies ?

Vivre virtuellement ? Manger des produits issus d’une terre martyrisée et qui empoisonnent nos corps ?

Enrichir par notre travail ceux qui se prennent des bonus faramineux en gérant les licenciements ?

Encaisser la violence sociale de ceux qui n’ont eu de cesse d’appauvrir le système de soin et nous donnent maintenant des leçons de solidarité ?

Subir une médecine uniquement occupée à soigner les symptômes sans se soucier de prévention, qui bourre les gens de médicaments qui les tuent autant ou plus qu’ils ne les soignent ? Une médecine aux ordres des laboratoires pharmaceutiques ?

Alors que la seule médicine valable, c’est celle qui s’occupe de l’environnement sain des humains, qui proscrit tous les poisons, même s’ils rapportent gros. Pourquoi croyez-vous que ce virus qui atteint les poumons prospère si bien ? Parce que nos poumons sont malades de la pollution et que leur faiblesse offre un magnifique garde-manger aux virus.

En agriculture, plus on cultive intensivement sur des dizaines d’hectares des plantes transformées génétiquement ou hybrides dans des terres malades, plus les prédateurs, ou pestes, les attaquent et s’en régalent, et plus il faut les arroser de pesticides pour qu’elles survivent, c’est un cercle vicieux qui ne peut mener qu’à des catastrophes.

Mais ne vous faites pas d’illusions, on traite les humains les plus humbles de la même façon que les plantes et les animaux martyrisés.

Dans les grandes métropoles du monde entier, plus les gens sont entassés, mal nourris, respirent un air vicié qui affaiblit leurs poumons, plus les virus et autres “pestes” seront à l’aise et attaqueront leur point faible : leur système respiratoire.

Cette épidémie, si l’on a l’intelligence d’en analyser l’origine et la manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin, pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se défendre efficacement et à long terme contre les virus.

Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses que nous pensions vitales se révèlent futiles. Acheter toutes sortes d’objets, de vêtements, est impossible et cette impossibilité devient un bonus : d’abord en achetant moins on devient riches.

Et comme on ne perd plus de temps en transports harassants et polluants, soudain on comprend combien ces transports nous détruisaient, combien l’entassement nous rendait agressifs, combien la haine et la méfiance dont on se blindait pour se préserver un vague espace vital, nous faisait du mal.

On prend le temps de cuisiner au lieu de se gaver de junk-food, on se parle, on s’envoie des messages qui rivalisent de créativité et d’humour.

Le télétravail se développe à toute vitesse, il permettra plus tard à un nombre croissant de gens de vivre et de travailler à la campagne, les mégapoles pourront se désengorger.

Pour ce qui est de la culture, les peuples nous enseignent des leçons magnifiques : la culture n’est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d’une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains.

Quoi de pire qu’un confinement pour communiquer ? Et pourtant les italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris des rues entières organisent des concerts du soir, des lectures de poèmes, des manifestations de gratitude, c’est cela la vraie culture, la belle, la grande culture dont le monde a besoin, juste des voix qui chantent pour juguler la solitude.

C’est le contraire de la culture des officines gouvernementales qui ne se sont jamais préoccupées d’assouvir les besoins des populations, de leur offrir ce dont elles ont réellement besoin pour vivre, mais n’ont eu de cesse de conforter les élites, de mépriser toute manifestation culturelle qui plairait au bas peuple.

En ce sens, l’annulation du festival de Cannes est une super bonne nouvelle.

Après l’explosion en plein vol des Césars manipulés depuis des années par une maffia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime partie a été dévoilée, le festival de Cannes va lui aussi devoir faire des révisions déchirantes et se réinventer. Ce festival de Cannes qui déconne, ou festival des connes complices d’un système rongé par la phallocratie, par la corruption de l’industrie du luxe, où l’on expose complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses, pauvres femmes porte-manteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées, ce festival, mais venez-y en jeans troués et en baskets les filles, car c’est votre talent, vos qualités d’artiste qu’il faut y célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute !

Si les manifestations si généreuses, si émouvantes des peuples confinés pouvaient avoir une influence sur le futur de la culture ce serait un beau rêve !

Pour terminer, je voudrais adresser une parole de compassion aux nombreux malades et à leurs proches, et leur dire que du fin fond de nos maisons ou appartements, enfermés que nous sommes, nous ne cessons de penser à eux et de leur souhaiter de se rétablir. Je ne suis pas croyante, les prières m’ont toujours fait rire, mais voilà que je me prends à prier pour que tous ces gens guérissent. Cette prière ne remplacera jamais les soins de l’hôpital, le dévouement héroïque des soignants et une politique sanitaire digne de ce nom, mais c’est tout ce que je peux faire, alors je le fais, en espérant que les ondes transporteront mon message, nos messages, d’amour et d’espoir à ceux qui en ont besoin.”

Swiss Women Artists Project

Nous avons le plaisir de relayer la création de l’association Swiss Women Artists Project (SWAP).

Cette association a une visée sociale ayant pour but d’amener un nouveau regard sur les artistes femmes en Suisse, du 19e siècle à nos jours. A travers notamment un programme de cours souhaitant rendre l’art et la culture accessible à tous les publics, SWAP remet sur le devant de la scène des artistes trop longtemps écartées de l’historiographie.

SWAP c’est aussi une plateforme qui coordonne des projets de documentation historique, de médiation culturelle et de promotion du travail des artistes femmes suisses.

Elle propose un dictionnaire avec des notices documentant la vie, le travail et les références bibliographiques de plusieurs artistes.

https://catimalb.unil.ch/swap/fr

Pour le maintien d’une formation musicale diversifiée

Une victoire d’étape : la commission du Grand Conseil refuse la fermeture de la Haute Ecole de Musique !

Notre campagne objectif-culture continue. Intensifions-la pour que le Grand Conseil confirme ce vote et pour que le Conseil d’Etat ne reporte pas ce coût sur la formation ou sur d’autres actrices et acteurs de la culture !

Un sursis pour Usine 5

Une convention signée le 24 janvier 2020 a accordé un délai de six mois supplémentaires pour les locataires d’Usine 5.

Malgré ce sursis accordé, la question du droit de rester de la part des actrices et acteurs culturels reste entière. Le droit à la ville comme le droit de disposer d’un lieu convenable et abordable pour les associations et les personnes qui ont besoin de se situer au centre ville doit encore et toujours être rappelé.

Biscuits “maison” et culture

Sur la place Pury, nous étions à la rencontre des passant-e-s, avec les dépliants objectif-culture et des biscuits maison en forme de maison. Ce petit clin d’oeil est fait aux locataires d’usine 5 à Serrières qui doivent être expulsés de leurs locaux. Nous continuons à les soutenir dans leur droit de vivre en ville.

Parce qu’il n’est pas acquis le fait que la culture doit être à la base de tout projet de société et de toute orientation que celle-ci peut emprunter, nous continuerons à nous battre pour que la culture soit condiérée comme un droit fondemental et un bien collectif à alimenter par tout-e un-e chacun-e.

Action en ville de Neuchâtel, samedi 4 janvier 2020

Action le 4 janvier 2020

Ce samedi 4 janvier, rendez-vous en ville de Neuchâtel pour discuter, débattre de culture neuchâteloise, d’artistes d’ici et d’ailleurs, de pratiques culturelles à sauver, de culture et d’éducation en général, etc. De 14h à 16h30, nous serons avec les dépliants objectif-culture et des biscuits…

https://www.facebook.com/events/769579320193283/

Culture en friche

Le droit de disposer d’un lieu de vie à l’endroit où l’on souhaite être est un droit fondamental que tout être humain devrait posséder. Or, les parcelles dans les villes subissent les pressions du marché foncier. Pour rapporter le plus d’argent possible aux propriétaires (privés ou publics), ces terres ne sont, de fait, pas accessibles à n’importe qui le souhaiterait.

Le renchérissement des terrains des centres villes, avec l’expulsion des habitant-e-s pas assez fortuné-e-s pour y rester, est un phénomène appelé gentrification. Un levier de plus dans la machine capitaliste qui creuse les écarts entre les riches et les pauvres.

Les locataires de l’usine 5 à Serrières (NE) se retrouvent dans cette situation des expulsé-e-s. Elles et ils ont dû quitter leurs locaux ce 31 décembre 2019, sans forcément avoir reçu une solution de relogement. Des associations telles que l’AMAR, Droit de rester, des artistes individuels et collectifs, des petites entreprises sont concernés.

Avec celles et ceux qui n’ont pas eu de solution de relogement, nous sommes solidaires avec elles et eux, pour demander le droit de rester dans leurs locaux jusqu’au moment effectif de démolition du bâtiment.

De nombreuses actions ont été menées : construction d’une usine géante en carton en ville de Neuchâtel (7.12.2019), portes ouvertes d’usine 5 (14.12.2019), performance “Le dernier cri de l’usine” (12.12.2019, https://vimeo.com/379254805/b2fb41911d?fbclid=IwAR0BBAifKeOOkvuV6ij5gBc-INeaUWh-LT8g7TbXyQlHLl91OQWFkn6JiWA), remise de la pétition “Laissons vivre les acteurs-trices des anciennes usines Suchard” au conseil communal de Neuchâtel le 30.12.2019.

En rappelant ce que dénonce cette pétition, nous soutenons pleinement ces actrices et acteurs culturel-le-s, ainsi que la culture en ville : ” Non à des locaux vides. Non à des acteurs culturels expulsés sans solution. Non à l’extinction de la culture neuchâteloise. Non à la gentrification de nos quartiers.”

Parce que nous pensons que laisser la culture en friche est un premier signe de désertification culturelle d’une ville, nous réaffirmons aux côtés des actrices et acteurs culturel-le-s d’usine 5 que tout le monde à le droit à rester en ville !

Action collective des actrices et acteurs culturel-le-s d’usine 5 du 7.12.2019, construction d’une usine en carton, Place Pury, Neuchâtel

Samedi 7 décembre, dans les rues de Neuchâtel

Une petite équipe était dans les rues au centre-ville de Neuchâtel.

Nous distribuions les dépliants de la campagne objectif-culture. Nous avons souhaité rendre hommage à la culture en proposant des biscuits à l’effigie du monde musical.

Cette action nous a donné l’occasion de discuter plus directement de la place et de l’importance de la culture dans nos vies.

De la réaction outrée d’une passante qui ne comprend pas comment un jour il n’y aurait plus de théâtre dans le canton de Neuchâtel, à la discussion émue sur le constat de la disparition des artisan-e-s et des corps de métiers qui ne parviennent plus à préserver et perdurer leur activité (et leur savoir par la même occasion) (c’est par exemple, les merceries, les papeteries, les quincailleries, etc.), nous sommes venus à maintes reprises sur la même conclusion : aujourd’hui, la pression à la rentabilité économique cause des pertes considérables au niveau culturel et éducationnel.

Actrices et acteurs culturels, amatrices et amateurs de la culture, grands-parents, parents et enfants de l’éducation, nous avons aussi le devoir de garder au coeur de nos préoccupations, culture et éducation, pour que celles-ci ne soient pas reléguées en tant qu’activités secondaires ou non-primordiales comme la pensée dominante voudrait qu’elles soient.

Dépliants, biscuits et musique !

La culture, terreau indispensable pour les changements actuels et à venir

Communiqué de presse pour l’action en ville de Neuchâtel le 7 décembre 2019, dès 10h

La culture pour toutes et tous

Pour naviguer en ces temps incertains, notre boussole indique culture et solidarité. Nous sommes convaincu-e-s que la planète exige de nous de nouvelles manières de vivre et d’agir. Nous devons dès à présent tenir compte des alertes données aux changements inévitables qui se profilent.

Pour vivre mieux, de manière plus consciente et solidaire, l’accès à la culture et à la formation est déterminant. C’est pourquoi nous invitons celles et ceux que les crises climatiques, sociales, culturelles interrogent à s’unir en faveur d’une campagne pour l’éducation et les expressions culturelles.

Tout le monde peut participer à cette campagne, sous des formes à inventer. Chaque premier samedi du mois, un stand mobile créatif sera animé quelque part dans notre canton.

Premier rendez-vous : samedi 7 décembre dans la zone piétonne en ville de Neuchâtel.

Toutes les idées et initiatives artistiques et socio-culturelles sont les bienvenues et peuvent être annoncées sur le fil d’actualité de ce site.

Pour nous contacter : ne@solidarites.ch

Action Biscuits musicaux à Neuchâtel

Samedi 7 décembre 2019, retrouvez-nous dans le centre ville de Neuchâtel à partir de 10h.

Accompagné de biscuits musicaux, nous vous présenterons le dépliant, également tout chaud lui aussi, sorti de l’imprimerie !

Nous discuterons volontiers avec vous de culture, bien sûr, mais aussi de toute action et idée en faveur d’un monde qui prône la co-habitation des différents êtres vivants en harmonie avec leur écosystème. Nous pensons que cela n’est pas possible sans la culture et tous ces gestes et habitudes culturelles qui nous définissent et nous façonnent.

Alter Ego

Cette fois-ci, Elise Perrin se retrouve seule dans son spectacle “Alter Ego” :

“C’est l’histoire d’une créature parachutée d’on ne sait où, d’ailleurs, de très loin
En décalage avec le monde qui l’entoure et ses codes
Un être sauvage que l’on essaie de mettre dans un moule, mais qui déborde de partout
Qui essaie de se déguiser en jeune fille charmante pour appartenir à ce monde
Puis qui renonce à la partition…

Ce spectacle est né d’une envie de travailler sur les normes sociales, sur les attentes plus ou moins implicites de la société envers une petite fille, une adolescente, puis une femme.
 
Librement inspiré des premiers chapitres de “La Massaia” de Paola Masino.”

Les prochaines dates pour voir ce spectacle :

10 novembre 2019 à 17h – Espace Noir, St-Imier (CH)
26 novembre 2019 à 20h30 – L.A.C, La Chaux-de-Fonds (CH)
30 novembre 2019 à 19h45 – Yourte de l’Univers, Place du Coq d’Inde, Neuchâtel (CH)

http://www.lacavalcade.ch/alter-ego

Soutien à la HEM

Nous nous associons aux mouvements de soutien à la Haute Ecole de Musique de Neuchâtel. Pour un paysage culturel, et notamment musical, varié et riche, ainsi que pour le maintien de formations de qualité tout en préservant la diversité culturelle, nous appelons à rejoindre les groupes de soutien à la HEM, ainsi qu’à la culture en général dans le canton de Neuchâtel. N’oublions pas de voter en faveur de la HEM, au moment venu !

Article paru dans Arcinfo, 29.10.2019

“Fanon. Hier, aujourd’hui”

Documentaire, Hassane Mezine, France, 2018, 87′

Synopsis : “Franz Fanon est mort en décembre 1961 mais sa pensée irrigue de nombreux terrains de lutte à travers la planète. D’hier à aujourd’hui le documentariste Hassane Mezine donne la parole à des femmes et des hommes qui ont connu et partagé avec le “guerrier-silex”, selon la belle formule d’Aimé Césaire, des moments privilégiés au cours de la lutte mais aussi dans l’intimité familiale et amicale.”

Projections à Neuchâtel au cinéma Minimum : samedi 28 septembre 2019, 18h.

Commentaire : Une belle manière de faire connaissance avec une pensée pas assez connue en Suisse. Ce documentaire présente dans un premier temps les lignes de force de la pensée de Frantz Fanon, ainsi que des éléments marquants de sa biographie. Cet activiste inarrêtable pour la cause africaine et pour la libération de l’Algérie notamment, s’est exprimé depuis sont point vue de psychiatre, d’ancien colonisé (né à la Martinique), et de partisan humaniste contre le système colonial. S’insurgeant contre les conceptions racistes enseignées dans les études psychiatriques, qui ont fait du colonisé un être sauvage qui n’aurait pas un usage de son cerveau comme le ferait le colon, Fanon était contre toute forme de déshumanisation et d’avilissement d’un être humain par un autre.

Critique cependant envers les accomplissements réels des mouvements de libération auxquels il a pourtant participé, Fanon avait des réticences (qui se sont avérées) concernant les niveaux de société qui ont été récupérés par le système colonial et perdurent malgré l’indépendance des peuples (de l’Algérie par exemple). Des acteurs et des fonctionnements économiques reprennent en effet la place des dominants du système colonial. Si la décolonisation culturelle (au sens d’ethnique) a pu être faite dans certaines situations, la décolonisation économique, patriarcale, sociale, etc. n’a pas pu s’opérer.

C’est avec ce regard critique et engagé que se construit la deuxième partie du documentaire de Hassane Mezine. Dans différents lieux dans le monde, des actrices et des acteurs qui travaillent et se battent auprès de peuples opprimés s’expriment et disent dans quelle mesure la pensée de Frantz Fanon les aide dans leur quotidien militant. Une de ces voix est Samah Jabr, psychiatre palestinienne, pour qui l’activisme peut être une thérapie pour les personnes qui subissent l’oppression, la violence physique et/ou mentale.

Pour répondre à la violence du système colonial, et souvent à la violence des colons, les peuples colonisés se retrouvent à devoir faire usage de la violence, comme unique outil de réponse possible par rapport à la situation de rapport de force dans laquelle ils se retrouvent ne plus être elles-mêmes ou eux-mêmes. Toutefois la violence que Fanon évoque pour que le-la colonisée se libère du système colonial, peut prendre des formes diverses et créatives. La colère des opprimé-e-s est un exemple. Le pacifisme collectif et organisé, dirigé contre l’oppresseur, le laissant par conséquent face à sa propre violence, est un autre exemple possible. Le ralliement à travers la musique (engagée) ou toute forme d’expressions culturelles et artistiques en est un autre selon moi.

Au lieu de donner des recettes miracles sur la marche à suivre pour la libération des peuples, Fanon rappelle qu’il est le devoir de chacune et chacun de savoir, à partir de la situation sociale, socio-économique, socio-culturelle, etc. qui nous définit, de savoir quelles “missions” ou quels horizons de possibles nous sont donnés d’accomplir ou pas.

“Chaque génération doit, dans une relative opacité, trouver sa mission, la remplir ou la trahir.” (in Les damnés de la terre, Frantz Fanon)

Lecture de la chronique “L’Europe sans la culture”

En référence à la chronique de Michel Guerrin parue dans “Le Monde” le 20.09.2019, je vous propose ici quelques réflexions.

Tout d’abord, merci à M. Guerrin de rappeler que la culture disparaît de tous les niveaux de discours et d’actions publiques et collectives. Il est en effet inquiétant que les politiques et les institutions gouvernementales et supra-gourvenementales passent à la trappe une dimension fondamentale de nos expériences de vivre-ensemble : la culture en générale, et les cultures et expressions culturelles en particulier, qui sont les parts les plus visibles et spectaculaires de la dimension culturelle qui participe à définir ce que nous sommes toutes et tous, avec nos similitudes et nos différences.

Rappeler aussi qu’il est important de soutenir les actrices et acteurs culturel-le-s qui sont au premier loge pour proposer du culturel, dont nous avons besoin pour nourrir notamment nos projets de société, de vie dans des collectifs, et de définitions de nous-mêmes.

Soutenir une pluralité, une diversité d’expressions artistiques et culturelles, c’est se donner davantage de pistes d’inspiration – et de bonnes inspirations – lors de décisions politiques, sociales, internationalistes, … et par conséquent : notamment féministes et climatiques.

Alors que ces mouvements connaissent actuellement une participation accrue, il semble important que nous y mettions du matériau pour la construction de mondes alternatifs à celui qui connaît aujourd’hui croissance démesurée et exploitation et discrimination des minorités. Un matériau présent sous la main, mais dont on ne mesure pas forcément la valeur et la centralité : la culture.

Point sur lequel je me distancie de M. Guerrin est la façon ou les façons de concevoir la culture. Dans les sciences humaines et sociales, cette notion est fortement discutée, pour ne pas tomber ni dans un essentialisme qui figerait la culture en une seule définition d’un peuple par exemple, ni non plus dans un régionalisme qui multiplierait à l’infini les définitions de ces mêmes peuples. Au fond, le problème se trouve dans l’idée même de “définition”. Il n’est pas sûre que chacun-e d’entre nous ait ce besoin de définition culturelle. Cependant, il est possible de concevoir, la dimension culturelle comme un trait dynamique qui apporte du goût, du sens, de la valeur, etc. à tout ce qui constitue notre quotidien et notre vivre-ensemble-au-monde. Avoir une approche collective (collectiviste) et non individualisée (en tant que personne physique, mais aussi en tant que groupe de personnes) de la culture, cela me semble être une piste et une réflexion à avoir urgemment (par rapport au climat) et résolument (pour en finir avec des systèmes anti-sociaux, tel que le patriarcat et le capitalisme).

PATCHWORK #1

Nous relayons ici le spectacle dans lequel fait partie Elise Perrin, qui est une artiste qui soutient la campagne objectif-culture. Merci à elle.

La Cavalcade en scène présente PATCHWORK #1, au Théâtre du Concert à Neuchâtel, les 20 et 21 septembre 2019 à 20h30, et le 22 septembre 2019 à 18h.

Présentation :

“Il se pourrait que ce Patchwork #1 soit étrange, absurde, hilarant ou décalé. Osé? Peut-être. Inquiétant? Pourquoi pas.
Certain·e·s prétendent qu’il y aura une malle sur scène, d’autres évoquent quelques accessoires bricolés et les plus déjanté·e·s rêvent de performances dans tous les recoins du théâtre.
Il y a fort à parier que l’intervention de Nathan Jucker soit conçue exprès pour le lieu, alors que celle d’Elise Perrin serait née dans une yourte. Des rumeurs insinuent même que les spectacles miniatures de Ladislaja Pietrangeli ne seraient prévus que pour un·e seul·e spectateur·trice à la fois…
Mais à vrai dire, ce ne sont que bruits de couloirs… laissons-nous surprendre…”

Nathan Jucker pour vous servir
Elise Perrin très seule en scène
Ladislaja Pietrangeli au microscope
Léo Vuille monsieur déloyal

A l’école, dans les lieux de formation

Nous avons proposé nos affiches dans des lieux de formation : écoles, hautes écoles, universités, bibliothèques, etc. L’accès de ces lieux par les affiches a été l’occasion d’ouvrir la discussion sur l’importance de la culture et de la formation dans le cursus notamment des jeunes générations. Avec la reprise des classes, la campagne objectif-culture se poursuit.

Déclaration pour la culture

Matthieu Béguelin, comédien et metteur en scène, soutient la campagne objectif-culture :

“La culture n’est pas soluble dans le marché car la culture est un échange à somme positive, ce qui signifie qu’elle enrichit toujours qui la reçoit sans appauvrir qui la donne. Elle doit donc être préservée des règles marchandes et considérée au-delà des échanges économiques qu’elle occasionne. Ceux-ci ne sont que la partie visible de ce que la culture apporte à l’Humain, dont les principaux bénéfices sont immatériels.”

Rien n’arrête un peuple qui danse

Steve Maia Caniço a été retrouvé mort suite à une intervention avec gaz lacrymogènes lors de la fête de la musique à Nantes le 21 juin 2019.

Il a été demandé qu’une enquête se fasse non seulement sur sa mort, mais aussi sur les mesures utilisées ce soir-là face à une foule qui dansait et faisait la fête.

Quelques jours après la découverte de son corps, une manifestation a eu lieu à Nantes le 3 août 2019. Une fois encore, les forces du (des)ordre n’ont pas hésité à user de gaz lacrymogènes pour disperser le petit groupe qui restait. Dans les médias, on voyait avant tout des manifestants riposter au déploiement de forces de la police. On ne voyait pas les cortèges de fourgonnettes de la police qui s’amassaient par quinzaines, le char anti-émeute qui rôdait et les troupes de CRS qui encerclaient la zone des récalcitrants.

S’il est choquant la disproportionnalité des forces déployées, il est intolérable d’accepter la banalisation de l’usage de la force et de la répression face à des foules non-armées.

Nous rejoignons le groupe de coordination des sounds systems en France, afin de réclamer justice pour Steve, et pour les situations de répression abusive. Beaucoup de ces victimes sont des personnes racisées, issues de classes populaires défavorisées. Nous souhaitons également relayer le message : “Rien n’arrête un peuple qui danse”.

Asimbonanga

‘Nous ne l’avons pas vu’

« Nous n’avons pas vu Mandela / A l’endroit où il est / A l’endroit où on le retient prisonnier »

Paroles du refrain de la chanson que Johnny Clegg a écrit pour Nelson Mandela en 1987, « asimbonanga » est un cri jeté sur un océan d’incompréhensions et de révoltes vécus notamment par des militant-e-s anti-apartheid, et par les victimes de l’apartheid.

Johnny Clegg, à sa manière, a lutté contre cette aberration étatique qui a fait de la séparation physique des personnes racisées une façon de (non-)vivre-ensemble. En mélangeant des paroles en langues zouloue et anglaise, en faisant partie d’un groupe de musique sud-africain rassemblant des personnes de races noire et blanche, par exemple, il a montré qu’un monde sans ségrégation raciale était possible. 

10 jours après sa mort (16 juillet 2019), nous tenons à lui rendre hommage. Rendre hommage à cette volonté de trouver des façons de rassembler des peuples, malgré les obstacles rencontrés. 

Ecrite dans cette intention, celle de trouver le point commun de sa génération – une génération « qui n’a pas vu Nelson Mandela » – Asimbonanga est un chant qui résonne pour toutes celles et pour tous ceux qui travaillent pour un monde avec davantage de compréhension.

En lien :  http://www.johnnyclegg.com

Après la pluie, la canicule

Les choses passent. Et les affiches aussi. Mais où sont-elles passées ? Cela se peut-il que la police ne les aient pas apprécier ?

Par tous les temps, la culture résiste

Des affiches qui interrogent, qui interpellent, qui occupent l’espace public, même après des intempéries…

On souhaite dire, surtout pendant les intempéries ! Par des temps incertains, nous avons besoin de nous référer à la culture et à la solidarité.

Si vous voulez participer aux actions de cette campagne, contactez-nous :

ne@solidarites.ch

Comment imagines-tu ta vie ?

Est-ce pensable de vivre sans musique, sans festivals, sans théâtre, sans danse, sans musées, sans culture ?

La campagne objectif-culture souhaite amener au premier plan, la discussion sur la place de la culture dans notre quotidien, dans la cité et dans nos projets de vivre-ensemble.

Avec des actrices et des acteurs des milieux culturels, avec des militantes et des militants, avec des amatrices et amateurs d’art, etc., nous allons relayer et parfois formuler des revendications pour que la culture ne devienne ni un passe-temps de luxe pour certains, ni une relique du passé.

Parce que nous voulons maintenir la vitalité culturelle dans le canton de Neuchâtel, et parce que nous osons croire en des projets de société dans lesquels la culture a un rôle essentiel à jouer, nous affichons haut et fort nos couleurs et nos convictions !

Si tu as envie aussi que le canton garde toute sa diversité culturelle et artistique, si tu crois que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue sans culture, ou si tu souhaites exprimer ta vision des choses, viens partager tout ça !

Ces affiches seront un peu partout…

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