Fil d’actualité

Alter Ego

Cette fois-ci, Elise Perrin se retrouve seule dans son spectacle “Alter Ego” :

“C’est l’histoire d’une créature parachutée d’on ne sait où, d’ailleurs, de très loin
En décalage avec le monde qui l’entoure et ses codes
Un être sauvage que l’on essaie de mettre dans un moule, mais qui déborde de partout
Qui essaie de se déguiser en jeune fille charmante pour appartenir à ce monde
Puis qui renonce à la partition…

Ce spectacle est né d’une envie de travailler sur les normes sociales, sur les attentes plus ou moins implicites de la société envers une petite fille, une adolescente, puis une femme.
 
Librement inspiré des premiers chapitres de “La Massaia” de Paola Masino.”

Les prochaines dates pour voir ce spectacle :

10 novembre 2019 à 17h – Espace Noir, St-Imier (CH)
26 novembre 2019 à 20h30 – L.A.C, La Chaux-de-Fonds (CH)
30 novembre 2019 à 19h45 – Yourte de l’Univers, Place du Coq d’Inde, Neuchâtel (CH)

http://www.lacavalcade.ch/alter-ego

Soutien à la HEM

Nous nous associons aux mouvements de soutien à la Haute Ecole de Musique de Neuchâtel. Pour un paysage culturel, et notamment musical, varié et riche, ainsi que pour le maintien de formations de qualité tout en préservant la diversité culturelle, nous appelons à rejoindre les groupes de soutien à la HEM, ainsi qu’à la culture en général dans le canton de Neuchâtel. N’oublions pas de voter en faveur de la HEM, au moment venu !

Article paru dans Arcinfo, 29.10.2019

“Fanon. Hier, aujourd’hui”

Documentaire, Hassane Mezine, France, 2018, 87′

Synopsis : “Franz Fanon est mort en décembre 1961 mais sa pensée irrigue de nombreux terrains de lutte à travers la planète. D’hier à aujourd’hui le documentariste Hassane Mezine donne la parole à des femmes et des hommes qui ont connu et partagé avec le “guerrier-silex”, selon la belle formule d’Aimé Césaire, des moments privilégiés au cours de la lutte mais aussi dans l’intimité familiale et amicale.”

Projections à Neuchâtel au cinéma Minimum : samedi 28 septembre 2019, 18h.

Commentaire : Une belle manière de faire connaissance avec une pensée pas assez connue en Suisse. Ce documentaire présente dans un premier temps les lignes de force de la pensée de Frantz Fanon, ainsi que des éléments marquants de sa biographie. Cet activiste inarrêtable pour la cause africaine et pour la libération de l’Algérie notamment, s’est exprimé depuis sont point vue de psychiatre, d’ancien colonisé (né à la Martinique), et de partisan humaniste contre le système colonial. S’insurgeant contre les conceptions racistes enseignées dans les études psychiatriques, qui ont fait du colonisé un être sauvage qui n’aurait pas un usage de son cerveau comme le ferait le colon, Fanon était contre toute forme de déshumanisation et d’avilissement d’un être humain par un autre.

Critique cependant envers les accomplissements réels des mouvements de libération auxquels il a pourtant participé, Fanon avait des réticences (qui se sont avérées) concernant les niveaux de société qui ont été récupérés par le système colonial et perdurent malgré l’indépendance des peuples (de l’Algérie par exemple). Des acteurs et des fonctionnements économiques reprennent en effet la place des dominants du système colonial. Si la décolonisation culturelle (au sens d’ethnique) a pu être faite dans certaines situations, la décolonisation économique, patriarcale, sociale, etc. n’a pas pu s’opérer.

C’est avec ce regard critique et engagé que se construit la deuxième partie du documentaire de Hassane Mezine. Dans différents lieux dans le monde, des actrices et des acteurs qui travaillent et se battent auprès de peuples opprimés s’expriment et disent dans quelle mesure la pensée de Frantz Fanon les aide dans leur quotidien militant. Une de ces voix est Samah Jabr, psychiatre palestinienne, pour qui l’activisme peut être une thérapie pour les personnes qui subissent l’oppression, la violence physique et/ou mentale.

Pour répondre à la violence du système colonial, et souvent à la violence des colons, les peuples colonisés se retrouvent à devoir faire usage de la violence, comme unique outil de réponse possible par rapport à la situation de rapport de force dans laquelle ils se retrouvent ne plus être elles-mêmes ou eux-mêmes. Toutefois la violence que Fanon évoque pour que le-la colonisée se libère du système colonial, peut prendre des formes diverses et créatives. La colère des opprimé-e-s est un exemple. Le pacifisme collectif et organisé, dirigé contre l’oppresseur, le laissant par conséquent face à sa propre violence, est un autre exemple possible. Le ralliement à travers la musique (engagée) ou toute forme d’expressions culturelles et artistiques en est un autre selon moi.

Au lieu de donner des recettes miracles sur la marche à suivre pour la libération des peuples, Fanon rappelle qu’il est le devoir de chacune et chacun de savoir, à partir de la situation sociale, socio-économique, socio-culturelle, etc. qui nous définit, de savoir quelles “missions” ou quels horizons de possibles nous sont donnés d’accomplir ou pas.

“Chaque génération doit, dans une relative opacité, trouver sa mission, la remplir ou la trahir.” (in Les damnés de la terre, Frantz Fanon)

Lecture de la chronique “L’Europe sans la culture”

En référence à la chronique de Michel Guerrin parue dans “Le Monde” le 20.09.2019, je vous propose ici quelques réflexions.

Tout d’abord, merci à M. Guerrin de rappeler que la culture disparaît de tous les niveaux de discours et d’actions publiques et collectives. Il est en effet inquiétant que les politiques et les institutions gouvernementales et supra-gourvenementales passent à la trappe une dimension fondamentale de nos expériences de vivre-ensemble : la culture en générale, et les cultures et expressions culturelles en particulier, qui sont les parts les plus visibles et spectaculaires de la dimension culturelle qui participe à définir ce que nous sommes toutes et tous, avec nos similitudes et nos différences.

Rappeler aussi qu’il est important de soutenir les actrices et acteurs culturel-le-s qui sont au premier loge pour proposer du culturel, dont nous avons besoin pour nourrir notamment nos projets de société, de vie dans des collectifs, et de définitions de nous-mêmes.

Soutenir une pluralité, une diversité d’expressions artistiques et culturelles, c’est se donner davantage de pistes d’inspiration – et de bonnes inspirations – lors de décisions politiques, sociales, internationalistes, … et par conséquent : notamment féministes et climatiques.

Alors que ces mouvements connaissent actuellement une participation accrue, il semble important que nous y mettions du matériau pour la construction de mondes alternatifs à celui qui connaît aujourd’hui croissance démesurée et exploitation et discrimination des minorités. Un matériau présent sous la main, mais dont on ne mesure pas forcément la valeur et la centralité : la culture.

Point sur lequel je me distancie de M. Guerrin est la façon ou les façons de concevoir la culture. Dans les sciences humaines et sociales, cette notion est fortement discutée, pour ne pas tomber ni dans un essentialisme qui figerait la culture en une seule définition d’un peuple par exemple, ni non plus dans un régionalisme qui multiplierait à l’infini les définitions de ces mêmes peuples. Au fond, le problème se trouve dans l’idée même de “définition”. Il n’est pas sûre que chacun-e d’entre nous ait ce besoin de définition culturelle. Cependant, il est possible de concevoir, la dimension culturelle comme un trait dynamique qui apporte du goût, du sens, de la valeur, etc. à tout ce qui constitue notre quotidien et notre vivre-ensemble-au-monde. Avoir une approche collective (collectiviste) et non individualisée (en tant que personne physique, mais aussi en tant que groupe de personnes) de la culture, cela me semble être une piste et une réflexion à avoir urgemment (par rapport au climat) et résolument (pour en finir avec des systèmes anti-sociaux, tel que le patriarcat et le capitalisme).

PATCHWORK #1

Nous relayons ici le spectacle dans lequel fait partie Elise Perrin, qui est une artiste qui soutient la campagne objectif-culture. Merci à elle.

La Cavalcade en scène présente PATCHWORK #1, au Théâtre du Concert à Neuchâtel, les 20 et 21 septembre 2019 à 20h30, et le 22 septembre 2019 à 18h.

Présentation :

“Il se pourrait que ce Patchwork #1 soit étrange, absurde, hilarant ou décalé. Osé? Peut-être. Inquiétant? Pourquoi pas.
Certain·e·s prétendent qu’il y aura une malle sur scène, d’autres évoquent quelques accessoires bricolés et les plus déjanté·e·s rêvent de performances dans tous les recoins du théâtre.
Il y a fort à parier que l’intervention de Nathan Jucker soit conçue exprès pour le lieu, alors que celle d’Elise Perrin serait née dans une yourte. Des rumeurs insinuent même que les spectacles miniatures de Ladislaja Pietrangeli ne seraient prévus que pour un·e seul·e spectateur·trice à la fois…
Mais à vrai dire, ce ne sont que bruits de couloirs… laissons-nous surprendre…”

Nathan Jucker pour vous servir
Elise Perrin très seule en scène
Ladislaja Pietrangeli au microscope
Léo Vuille monsieur déloyal

A l’école, dans les lieux de formation

Nous avons proposé nos affiches dans des lieux de formation : écoles, hautes écoles, universités, bibliothèques, etc. L’accès de ces lieux par les affiches a été l’occasion d’ouvrir la discussion sur l’importance de la culture et de la formation dans le cursus notamment des jeunes générations. Avec la reprise des classes, la campagne objectif-culture se poursuit.

Déclaration pour la culture

Matthieu Béguelin, comédien et metteur en scène, soutient la campagne objectif-culture :

“La culture n’est pas soluble dans le marché car la culture est un échange à somme positive, ce qui signifie qu’elle enrichit toujours qui la reçoit sans appauvrir qui la donne. Elle doit donc être préservée des règles marchandes et considérée au-delà des échanges économiques qu’elle occasionne. Ceux-ci ne sont que la partie visible de ce que la culture apporte à l’Humain, dont les principaux bénéfices sont immatériels.”

Rien n’arrête un peuple qui danse

Steve Maia Caniço a été retrouvé mort suite à une intervention avec gaz lacrymogènes lors de la fête de la musique à Nantes le 21 juin 2019.

Il a été demandé qu’une enquête se fasse non seulement sur sa mort, mais aussi sur les mesures utilisées ce soir-là face à une foule qui dansait et faisait la fête.

Quelques jours après la découverte de son corps, une manifestation a eu lieu à Nantes le 3 août 2019. Une fois encore, les forces du (des)ordre n’ont pas hésité à user de gaz lacrymogènes pour disperser le petit groupe qui restait. Dans les médias, on voyait avant tout des manifestants riposter au déploiement de forces de la police. On ne voyait pas les cortèges de fourgonnettes de la police qui s’amassaient par quinzaines, le char anti-émeute qui rôdait et les troupes de CRS qui encerclaient la zone des récalcitrants.

S’il est choquant la disproportionnalité des forces déployées, il est intolérable d’accepter la banalisation de l’usage de la force et de la répression face à des foules non-armées.

Nous rejoignons le groupe de coordination des sounds systems en France, afin de réclamer justice pour Steve, et pour les situations de répression abusive. Beaucoup de ces victimes sont des personnes racisées, issues de classes populaires défavorisées. Nous souhaitons également relayer le message : “Rien n’arrête un peuple qui danse”.

Asimbonanga

‘Nous ne l’avons pas vu’

« Nous n’avons pas vu Mandela / A l’endroit où il est / A l’endroit où on le retient prisonnier »

Paroles du refrain de la chanson que Johnny Clegg a écrit pour Nelson Mandela en 1987, « asimbonanga » est un cri jeté sur un océan d’incompréhensions et de révoltes vécus notamment par des militant-e-s anti-apartheid, et par les victimes de l’apartheid.

Johnny Clegg, à sa manière, a lutté contre cette aberration étatique qui a fait de la séparation physique des personnes racisées une façon de (non-)vivre-ensemble. En mélangeant des paroles en langues zouloue et anglaise, en faisant partie d’un groupe de musique sud-africain rassemblant des personnes de races noire et blanche, par exemple, il a montré qu’un monde sans ségrégation raciale était possible. 

10 jours après sa mort (16 juillet 2019), nous tenons à lui rendre hommage. Rendre hommage à cette volonté de trouver des façons de rassembler des peuples, malgré les obstacles rencontrés. 

Ecrite dans cette intention, celle de trouver le point commun de sa génération – une génération « qui n’a pas vu Nelson Mandela » – Asimbonanga est un chant qui résonne pour toutes celles et pour tous ceux qui travaillent pour un monde avec davantage de compréhension.

En lien :  http://www.johnnyclegg.com

Après la pluie, la canicule

Les choses passent. Et les affiches aussi. Mais où sont-elles passées ? Cela se peut-il que la police ne les aient pas apprécier ?

Par tous les temps, la culture résiste

Des affiches qui interrogent, qui interpellent, qui occupent l’espace public, même après des intempéries…

On souhaite dire, surtout pendant les intempéries ! Par des temps incertains, nous avons besoin de nous référer à la culture et à la solidarité.

Si vous voulez participer aux actions de cette campagne, contactez-nous :

ne@solidarites.ch

Comment imagines-tu ta vie ?

Est-ce pensable de vivre sans musique, sans festivals, sans théâtre, sans danse, sans musées, sans culture ?

La campagne objectif-culture souhaite amener au premier plan, la discussion sur la place de la culture dans notre quotidien, dans la cité et dans nos projets de vivre-ensemble.

Avec des actrices et des acteurs des milieux culturels, avec des militantes et des militants, avec des amatrices et amateurs d’art, etc., nous allons relayer et parfois formuler des revendications pour que la culture ne devienne ni un passe-temps de luxe pour certains, ni une relique du passé.

Parce que nous voulons maintenir la vitalité culturelle dans le canton de Neuchâtel, et parce que nous osons croire en des projets de société dans lesquels la culture a un rôle essentiel à jouer, nous affichons haut et fort nos couleurs et nos convictions !

Si tu as envie aussi que le canton garde toute sa diversité culturelle et artistique, si tu crois que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue sans culture, ou si tu souhaites exprimer ta vision des choses, viens partager tout ça !

Ces affiches seront un peu partout…

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