Steve Maia Caniço a été retrouvé mort suite à une intervention avec gaz lacrymogènes lors de la fête de la musique à Nantes le 21 juin 2019.

Il a été demandé qu’une enquête se fasse non seulement sur sa mort, mais aussi sur les mesures utilisées ce soir-là face à une foule qui dansait et faisait la fête.

Quelques jours après la découverte de son corps, une manifestation a eu lieu à Nantes le 3 août 2019. Une fois encore, les forces du (des)ordre n’ont pas hésité à user de gaz lacrymogènes pour disperser le petit groupe qui restait. Dans les médias, on voyait avant tout des manifestants riposter au déploiement de forces de la police. On ne voyait pas les cortèges de fourgonnettes de la police qui s’amassaient par quinzaines, le char anti-émeute qui rôdait et les troupes de CRS qui encerclaient la zone des récalcitrants.

S’il est choquant la disproportionnalité des forces déployées, il est intolérable d’accepter la banalisation de l’usage de la force et de la répression face à des foules non-armées.

Nous rejoignons le groupe de coordination des sounds systems en France, afin de réclamer justice pour Steve, et pour les situations de répression abusive. Beaucoup de ces victimes sont des personnes racisées, issues de classes populaires défavorisées. Nous souhaitons également relayer le message : “Rien n’arrête un peuple qui danse”.